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9 h - 9 h 30
9 h 30 - 10 h
Au cours de la dernière décennie, la finance durable a connu une croissance rapide, portée par des récits mobilisateurs, l'essor des cadres de référence et une participation accrue des acteurs de marché. Pourtant, un écart persistant demeure entre les ambitions affichées et l'allocation réelle du capital, soulevant des questions fondamentales sur les incitatifs, les contraintes et les angles morts qui continuent de limiter sa capacité à impulser un changement systémique. Pourquoi la finance durable peine-t-elle à traduire engagements et cadres en transformations concrètes de l'allocation du capital ? Quels incitatifs ou contraintes structurelles empêchent encore les marchés financiers d'intégrer pleinement les risques de long terme ? Quelles évolutions seraient nécessaires pour faire passer la finance durable d'une progression incrémentale à une transformation systémique ?
CONFÉRENCIER VEDETTE :
Tariq Fancy, Chargé de cours et fondateur, Stanford GSB & Rumie
10 h - 10 h 45
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Les marchés financiers reposent sur la confiance, notamment dans la formation des prix, la comparabilité et la cohérence institutionnelle, mais cette confiance est de plus en plus mise à l'épreuve par la volatilité climatique, la fragmentation géopolitique, la divergence réglementaire et l'expansion rapide des cadres de la finance durable. À mesure que se multiplient, selon les juridictions, les taxonomies, les régimes de divulgation, les normes de transition et les exigences prudentielles, cette architecture en évolution vise à renforcer la transparence et la tarification des risques, tout en soulevant des questions plus profondes liées à la complexité, à la comparabilité et à l'intégrité des marchés. La prolifération des cadres de la finance durable a-t-elle permis d'améliorer la tarification des risques ou a-t-elle introduit une complexité qui brouille les signaux du marché ? Les juridictions convergent-elles vers des normes mondiales crédibles, ou dérivent-elles vers une fragmentation qui affaiblit la confiance des investisseurs ? Quelles réformes sont nécessaires pour rétablir la clarté, la cohérence et une confiance durable dans les marchés de capitaux durables ?
MODÉRATION :
Anne-Marie Monette, Directrice générale, finance durable, Banque Nationale Marchés des Capitaux
CONFÉRENCIERS :
Bertrand Millot, Chef du développement durable, Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ)
Sean Kidney, Chef de la direction, Climate Bonds Initiative
Sarah Kapnick, Responsable mondiale du conseil stratégique en climat, JP Morgan
10 h 45 - 11 h 15

11 h 15 - 12 h

À mesure que les cadres ESG, les normes et les exigences de divulgation se multiplient, les institutions financières font face à une complexité croissante pour évaluer ce qui contribue réellement à la gestion des risques et à la création de valeur à long terme. Cette session examine si l'ESG, dans sa forme actuelle, renforce l'intégrité des marchés et la résilience systémique ou s'il contribue plutôt à la fragmentation, à la surcharge d'information et à une perte de crédibilité. Quels éléments de l'architecture ESG actuelle améliorent réellement la prise de décision financière, et lesquels génèrent du bruit sans impact concret ? Comment les régulateurs, les normalisateurs et les acteurs de marché peuvent-ils réduire la fragmentation tout en préservant la comparabilité et la rigueur ? Quelles réformes sont nécessaires pour rétablir la confiance et garantir que les cadres ESG répondent effectivement aux risques systémiques, plutôt que de simplement multiplier les obligations de divulgation ?
MODÉRATION :
Marina Severinovsky, Cheffe de la durabilité, Amériques, Schroders
PANEL :
Rommie Johnson, Directeur technique, IFRS Foundation
Ulric Adom, Directeur financier, Aluminium & Lithium, Rio Tinto
Rosa van den Beemt, Directrice de la gestion responsable, Eclipx Family Office
13 h - 13 h 45
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Les infrastructures côtières, le transport maritime, les systèmes portuaires et les écosystèmes marins illustrent la complexité de la transition dans des secteurs simultanément exposés à l'accélération des risques climatiques physiques et à une forte interdépendance économique mondiale. À partir de l'économie bleue comme terrain d'analyse concret, cette session explore comment l'allocation du capital, les contraintes opérationnelles et la planification des infrastructures doivent s'articuler pour permettre une décarbonation crédible, tout en préservant la résilience et la compétitivité. Comment les institutions financières, les opérateurs portuaires et les entreprises de transport maritime peuvent-ils mieux aligner les horizons d'investissement avec les réalités opérationnelles de systèmes maritimes fortement capitalistiques ? Qu'est-ce qui distingue des trajectoires de transition crédibles dans les ports et le transport maritime d'ajustements marginaux qui prolongent les vulnérabilités structurelles ? Comment les opérateurs privés, les investisseurs et les autorités publiques peuvent-ils mieux partager la responsabilité d'assurer à la fois la continuité des échanges, la sécurité énergétique et la résilience climatique à long terme ?
MODÉRATION :
Romina Reversi, Directrice générale, Responsable de la Banque d'investissement durable, Amériques, Crédit Agricole - CIB
PANEL :
Matthew Lawton, Chef de l'investissement obligataire à impact, T. RowePrice
Manveer Gill, Responsable de la finance durable, CDP
Pierre-Luc Lamontagne, Responsable des solutions carbones, McGill Saint-Laurent
14 h - 14 h 45
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Les inégalités sociales façonnent de plus en plus le paysage des risques, influençant la stabilité politique, la performance économique et la résilience des systèmes financiers. À mesure que la transition s'accélère, ses impacts inégaux entre ménages, régions et secteurs peuvent amplifier les vulnérabilités, affecter l'accessibilité économique et créer des dynamiques susceptibles de perturber les marchés et de fragiliser la gestion des risques à long terme. Comment les inégalités sociales se traduisent-elles en risques financiers et assurantiels à travers les marchés, les régions et les classes d'actifs ? Dans quelle mesure les contraintes d'accessibilité et les effets inégaux de la transition influencent-ils la stabilité des marchés, l'assurabilité et l'allocation du capital ? Quel rôle les assureurs, les investisseurs et les pouvoirs publics doivent-ils jouer pour anticiper et atténuer ces risques, tout en préservant la résilience économique et la cohésion sociale ?
MODÉRATION :
Pauliina Murphy, Directrice de l'Engagement et des Communications, World Benchmarking Alliance
PANEL :
Brian J. Kernohan, Chef du développement durable, Manulife Investment Management
Christelle Lim-Severe, Leader de pratique - Développement durable, Beneva
Simon Rawson, Directeur exécutif, Taskforce on Inequality and Social-related Financial Disclosures (TISFD)
Carolyn Whitzman, Professeure associée et chercheuse principale en politiques du logement, École des villes, University of Toronto
14 h 45 - 15 h 15

15 h 15 - 16 h
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À mesure que les tensions géopolitiques s'intensifient et que les gouvernements réévaluent leur autonomie stratégique, l'investissement en matière de défense revient rapidement au cœur des politiques économiques et financières. Au Canada, les initiatives récentes visant à renforcer l'innovation et l'investissement dans le secteur de la défense illustrent un basculement plus large, qui oblige les marchés financiers à repenser l'articulation entre les cadres de la finance durable, les impératifs de sécurité, le devoir fiduciaire et la résilience systémique. Ce repositionnement soulève des questions fondamentales pour la communauté de la finance durable. Comment le retour en force de l'investissement en défense, y compris à travers les initiatives canadiennes émergentes, redéfinit-il l'allocation du capital et l'évaluation des risques financiers ? Les enjeux de défense et de résilience stratégique doivent-ils être réintégrés aux cadres de la finance durable, ou remettent-ils en cause leurs principes fondamentaux ? Quel rôle les institutions financières, les investisseurs et les pouvoirs publics doivent-ils jouer pour concilier devoir fiduciaire, sécurité nationale et stabilité systémique à long terme ?
MODÉRATION :
Laura Wood, Associé, responsable mondial du secteur gouvernement et défense, PwC Canada
PANEL :
Hélène V. Gagnon, Cheffe de la direction du Capital humain et du Développement durable, CAE
Priti Shokeen, Directrice générale et cheffe, Investissement durable, TD Asset Management
François-Joseph Khoury, Directeur Exécutif, Capital-investissement, Tikehau Capital
16 h - 16 h 45
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L’opportunité climatique est considérable, mais les capitaux qui cherchent à la saisir ne se déploient pas tous de la même manière. Cette discussion examinera comment différents profils d’investisseurs abordent le marché en 2026, construisent une conviction de long terme et ajustent leurs stratégies dans un environnement plus complexe, plus volatil et plus sélectif. Comment les différents types d’investisseurs évaluent-ils les mêmes risques et occasions liés à la transition ? Où observe-t-on les plus grands écarts entre les récits de marché et les investissements réellement déployés ? Quelles stratégies démontrent leur résilience malgré la volatilité persistante, quels segments sont déjà saturés, et lesquels demeurent sous-capitalisés ?
MODÉRATION :
Delia Cristea, Associée, Cheffe de l'exploitation et Cheffe de contentieux, Power Sustainable
PANEL :
Saloua Benkhouya, V.-p., Placements privés et investissements d'impact Divertissement et services, Fonds de solidarité FTQ
Seth Kirkham, Chef des placements, actions mondiales, Galvanize
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Cette pièce de théâtre est présentée dans le cadre du Sommet de la finance durable. L'accès est gratuit pour les participants du Sommet. Les personnes non-inscrites peuvent acheter leurs billets par l'entremise de la plateforme d'inscription du Sommet.
Le huitième épisode de la série The Assembly de Porte Parole s’attaque à l’un des sujets les plus polarisants au pays : la transition énergétique. En 2023, quatre personnes aux visions diamétralement opposées — un entrepreneur du pétrole et du gaz de Calgary, une ingénieure autochtone en pipelines, un militant torontois pour le désinvestissement et une activiste climatique de la Colombie-Britannique — se sont retrouvées autour d’un vrai souper, sans filtre ni scénario. De cette rencontre est née The Assembly – Energy in Canada, une pièce construite à partir du verbatim de leurs paroles, qui expose les tensions et les contradictions au cœur du débat énergétique canadien.
La pièce sera présentée pour la première fois dans sa version intégrale, sous forme de lecture théâtralisée (env. 1 h 40).
L’Assemblée est une série de théâtre documentaire créée par Porte Parole en réponse à la polarisation croissante de nos sociétés. Chaque épisode réunit de vrais citoyens aux points de vue diamétralement opposés autour d’un souper, pour discuter des enjeux qui les divisent. Leur conversation — enregistrée, retranscrite puis façonnée en texte théâtral — devient la matière brute du spectacle.
Depuis 2018, L’Assemblée a voyagé du Canada à l’Allemagne, au Brésil et à la Lituanie. Chaque édition s’ancre dans son contexte local et explore ce qu’il faut pour bâtir un terrain d’entente dans un monde fragmenté.
Fondée en 2000 par Annabel Soutar et Alex Ivanovici, Porte Parole crée et produit des pièces de théâtre documentaire — notamment J’aime Hydro, Rose et la machine, la série L’Assemblée ou encore Seeds — qui invitent à une réflexion critique à propos d’enjeux sociaux actuels.
Dans un monde marqué par la polarisation, la désinformation et l’isolement social, la compagnie se veut comme une agora vivante où les citoyen·ne·s épousent la proposition d’être confrontés à des points de vue divergents dans le but de nourrir le débat public. Établie à Montréal, Porte Parole présente ses productions à l'international.
Pour en savoir plus, porteparole.org
9 h 30 - 10 h 15
10 h 30 - 12 h 00

13 h 00 - 13 h 45

Cette session explore comment l’investissement peut libérer le potentiel économique des communautés autochtones, avec un accent sur l’entrepreneuriat et le repreneuriat. À travers l’exemple d’IPNQ, les intervenants mettront en lumière les écarts socioéconomiques, les stratégies d’investissement et les opportunités liées aux grands projets d’infrastructure. Une discussion concrète sur le rôle des investisseurs pour soutenir les entrepreneurs et favoriser un impact durable.
MODÉRATION :
Sophie Robillard, Vice-présidente Accompagnement aux entreprises et cheffe du développement durable, Fonds de solidarité FTQ,
CONFÉRENCIER :
Askan Sioui, Directeur général, IPNQ
14 h 00 - 14 h 45
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15 h 15 - 16 h 00
16 h 15 - 17 h 00