La programmation complète sera disponible sous peu
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9 h 30 - 10 h
Au cours de la dernière décennie, la finance durable a connu une croissance rapide, portée par des récits mobilisateurs, l'essor des cadres de référence et une participation accrue des acteurs de marché. Pourtant, un écart persistant demeure entre les ambitions affichées et l'allocation réelle du capital, soulevant des questions fondamentales sur les incitatifs, les contraintes et les angles morts qui continuent de limiter sa capacité à impulser un changement systémique. Pourquoi la finance durable peine-t-elle à traduire engagements et cadres en transformations concrètes de l'allocation du capital ? Quels incitatifs ou contraintes structurelles empêchent encore les marchés financiers d'intégrer pleinement les risques de long terme ? Quelles évolutions seraient nécessaires pour faire passer la finance durable d'une progression incrémentale à une transformation systémique ?
10 h - 10 h 45
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Les marchés financiers reposent sur la confiance, notamment dans la formation des prix, la comparabilité et la cohérence institutionnelle, mais cette confiance est de plus en plus mise à l'épreuve par la volatilité climatique, la fragmentation géopolitique, la divergence réglementaire et l'expansion rapide des cadres de la finance durable. À mesure que se multiplient, selon les juridictions, les taxonomies, les régimes de divulgation, les normes de transition et les exigences prudentielles, cette architecture en évolution vise à renforcer la transparence et la tarification des risques, tout en soulevant des questions plus profondes liées à la complexité, à la comparabilité et à l'intégrité des marchés. La prolifération des cadres de la finance durable a-t-elle permis d'améliorer la tarification des risques ou a-t-elle introduit une complexité qui brouille les signaux du marché ? Les juridictions convergent-elles vers des normes mondiales crédibles, ou dérivent-elles vers une fragmentation qui affaiblit la confiance des investisseurs ? Quelles réformes sont nécessaires pour rétablir la clarté, la cohérence et une confiance durable dans les marchés de capitaux durables ?
11 h 15 - 12 h

À mesure que les cadres ESG, les normes et les exigences de divulgation se multiplient, les institutions financières font face à une complexité croissante pour évaluer ce qui contribue réellement à la gestion des risques et à la création de valeur à long terme. Cette session examine si l'ESG, dans sa forme actuelle, renforce l'intégrité des marchés et la résilience systémique ou s'il contribue plutôt à la fragmentation, à la surcharge d'information et à une perte de crédibilité. Quels éléments de l'architecture ESG actuelle améliorent réellement la prise de décision financière, et lesquels génèrent du bruit sans impact concret ? Comment les régulateurs, les normalisateurs et les acteurs de marché peuvent-ils réduire la fragmentation tout en préservant la comparabilité et la rigueur ? Quelles réformes sont nécessaires pour rétablir la confiance et garantir que les cadres ESG répondent effectivement aux risques systémiques, plutôt que de simplement multiplier les obligations de divulgation ?
13 h - 13 h 45
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Les infrastructures côtières, le transport maritime, les systèmes portuaires et les écosystèmes marins illustrent la complexité de la transition dans des secteurs simultanément exposés à l'accélération des risques climatiques physiques et à une forte interdépendance économique mondiale. À partir de l'économie bleue comme terrain d'analyse concret, cette session explore comment l'allocation du capital, les contraintes opérationnelles et la planification des infrastructures doivent s'articuler pour permettre une décarbonation crédible, tout en préservant la résilience et la compétitivité. Comment les institutions financières, les opérateurs portuaires et les entreprises de transport maritime peuvent-ils mieux aligner les horizons d'investissement avec les réalités opérationnelles de systèmes maritimes fortement capitalistiques ? Qu'est-ce qui distingue des trajectoires de transition crédibles dans les ports et le transport maritime d'ajustements marginaux qui prolongent les vulnérabilités structurelles ? Comment les opérateurs privés, les investisseurs et les autorités publiques peuvent-ils mieux partager la responsabilité d'assurer à la fois la continuité des échanges, la sécurité énergétique et la résilience climatique à long terme ?
14 h - 14 h 45
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Les inégalités sociales façonnent de plus en plus le paysage des risques, influençant la stabilité politique, la performance économique et la résilience des systèmes financiers. À mesure que la transition s'accélère, ses impacts inégaux entre ménages, régions et secteurs peuvent amplifier les vulnérabilités, affecter l'accessibilité économique et créer des dynamiques susceptibles de perturber les marchés et de fragiliser la gestion des risques à long terme. Comment les inégalités sociales se traduisent-elles en risques financiers et assurantiels à travers les marchés, les régions et les classes d'actifs ? Dans quelle mesure les contraintes d'accessibilité et les effets inégaux de la transition influencent-ils la stabilité des marchés, l'assurabilité et l'allocation du capital ? Quel rôle les assureurs, les investisseurs et les pouvoirs publics doivent-ils jouer pour anticiper et atténuer ces risques, tout en préservant la résilience économique et la cohésion sociale ?
15 h 15 - 16 h
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À mesure que les tensions géopolitiques s'intensifient et que les gouvernements réévaluent leur autonomie stratégique, l'investissement en matière de défense revient rapidement au cœur des politiques économiques et financières. Au Canada, les initiatives récentes visant à renforcer l'innovation et l'investissement dans le secteur de la défense illustrent un basculement plus large, qui oblige les marchés financiers à repenser l'articulation entre les cadres de la finance durable, les impératifs de sécurité, le devoir fiduciaire et la résilience systémique. Ce repositionnement soulève des questions fondamentales pour la communauté de la finance durable. Comment le retour en force de l'investissement en défense, y compris à travers les initiatives canadiennes émergentes, redéfinit-il l'allocation du capital et l'évaluation des risques financiers ? Les enjeux de défense et de résilience stratégique doivent-ils être réintégrés aux cadres de la finance durable, ou remettent-ils en cause leurs principes fondamentaux ? Quel rôle les institutions financières, les investisseurs et les pouvoirs publics doivent-ils jouer pour concilier devoir fiduciaire, sécurité nationale et stabilité systémique à long terme ?
16 h - 16 h 45
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Dans un contexte marqué par des enjeux de crédibilité des cadres, de dépendances structurelles, de tensions sociales et d'impératifs de sécurité, un décalage croissant apparaît entre les risques identifiés et les décisions réelles d'allocation du capital. Cette conversation de clôture examine pourquoi ces risques systémiques demeurent insuffisamment intégrés dans les marchés et explore les conditions nécessaires pour rétablir des signaux de risque opérants et reconstruire une architecture financière plus cohérente. Pourquoi des risques pourtant bien identifiés ne se reflètent-ils pas pleinement dans l'allocation du capital et la formation des prix ? Quels facteurs structurels empêchent les signaux financiers de capter efficacement les vulnérabilités systémiques ? Quelles transformations sont nécessaires pour rétablir des signaux de risque crédibles et soutenir la reconstruction d'un système financier résilient ?
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9 h 30 - 10 h
À mesure que les contraintes climatiques, naturelles et sociales influencent de plus en plus les trajectoires économiques, le système financier est confronté à des limites qu'il n'a pas été conçu pour intégrer ni pour valoriser. Cette conférence explore comment les règles, les mandats et les incitatifs doivent évoluer afin de mieux aligner l'allocation du capital avec ces contraintes réelles, et ce qu'il faudra pour passer d'ajustements progressifs à une transformation systémique. Pourquoi le système financier peine-t-il à intégrer les limites planétaires et sociales dans ses décisions fondamentales ? Quelles évolutions des mandats, des incitatifs et de la gouvernance sont nécessaires pour mieux aligner la finance avec les contraintes du monde réel ? À quoi ressemblerait un système financier conçu pour opérer à l'intérieur, et non au-delà, des limites écologiques et sociales ?
10 h - 10 h 45
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11 h 15 - 12 h
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Les systèmes énergétiques, les infrastructures hydriques et les chaînes de ressources naturelles sont au cœur de la stabilité économique, mais font face à des risques physiques croissants, à des exigences d'investissement massives et à des tensions entre compétitivité et durabilité. À partir des réalités opérationnelles d'acteurs clés et d'une mise en perspective académique, cette séance examine comment aligner stratégies industrielles, besoins en capital et résilience de long terme dans des secteurs critiques. Comment les entreprises des secteurs énergétique et des ressources arbitrent-elles entre impératifs de compétitivité, contraintes réglementaires et investissements de résilience ? Quels modèles économiques et financiers permettent de soutenir des investissements structurants sans fragiliser l'accessibilité ou la stabilité des marchés ? En quoi ces secteurs révèlent-ils les limites actuelles de nos cadres de financement face aux risques systémiques de long terme ?
13 h - 13 h 45
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À mesure que les pertes liées au climat s'accélèrent, l'adaptation et la résilience s'imposent comme des piliers centraux de la gestion des risques d'investissement et des stratégies de préservation du capital. Cette session examine comment la prévention et l'adaptation peuvent être structurées comme des actifs investissables, et comment l'assurabilité devient, pour les investisseurs, un indicateur prospectif clé de la qualité des actifs, de leur viabilité financière et de leur valeur à long terme. Comment les investisseurs intègrent-ils l'adaptation, la résilience et l'assurabilité dans la construction de leurs portefeuilles et l'évaluation des risques ? Comment les assureurs, les investisseurs et les acteurs publics peuvent-ils mieux aligner les flux de capitaux afin de réduire les pertes, protéger la valeur des actifs et renforcer la résilience à long terme ? Quelles structures d'investissement, quelles données et quels signaux de politique publique sont nécessaires pour rendre la prévention et l'adaptation finançables à grande échelle ?
14 h - 14 h 45

La transition ne constitue pas seulement un défi de décarbonation ; c'est aussi un profond mouvement de réallocation du capital, aux effets distributifs bien réels. Sa réussite à long terme dépendra non seulement de la faisabilité technologique et des flux financiers, mais aussi de sa soutenabilité économique et de son acceptabilité sociale. Cette session examine comment les outils financiers, les mécanismes de partage des risques et la conception des politiques publiques peuvent réduire les vulnérabilités, renforcer la résilience économique et orienter les capitaux vers des trajectoires à la fois viables et largement soutenues. Quels mécanismes financiers permettent d'atténuer les perturbations sociales et d'éviter les réactions de rejet face à la transition ? Comment l'allocation du capital peut-elle mieux intégrer les impacts sur l'emploi, les disparités régionales et les effets distributifs ? Quel rôle les investisseurs, les institutions financières et les pouvoirs publics doivent-ils jouer pour garantir une transition à la fois crédible sur le plan économique et durable sur le plan social ?
15 h 15 - 16 h
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À mesure que les données et l'intelligence artificielle s'intègrent de plus en plus aux processus décisionnels financiers, elles transforment la manière dont les risques sont évalués, dont le capital est alloué et dont les enjeux de durabilité sont intégrés aux marchés. Cette session examine comment les cadres de gouvernance peuvent évoluer afin de garantir que les outils fondés sur les données et l'IA soutiennent une gestion crédible des risques, la création de valeur à long terme et un alignement avec des résultats concrets en matière de durabilité. Comment les données et l'IA influencent-elles aujourd'hui l'allocation du capital et l'évaluation des risques en finance durable ? Quels défis de gouvernance émergent à mesure que les décisions financières reposent davantage sur des modèles complexes et des infrastructures de données ? Comment les institutions, les régulateurs et les acteurs de marché peuvent-ils s'assurer que ces outils renforcent la transparence, la redevabilité et la résilience à long terme ?
16 h - 16 h 45
À mesure que les cadres de la finance durable se structurent, un écart persistant apparaît entre les principes affichés et leur mise en œuvre, rendant inévitables des choix plus explicites et des priorités plus claires. Réunissant une investisseuse institutionnelle et une voix critique sur la mauvaise allocation du capital, cette conversation de clôture explore comment traduire des architectures repensées en engagements crédibles et en déploiement effectif du capital, tout en assumant les arbitrages économiques, sociaux et politiques que cela implique. À quel moment les institutions financières doivent-elles passer des principes aux décisions d'allocation concrètes, et quels arbitrages cela suppose-t-il ? Comment concilier devoir fiduciaire et reconnaissance croissante des risques de transition mal valorisés et d'actifs échoués ? À quoi ressemble un déploiement crédible du capital dans un contexte où tous les objectifs ne peuvent être atteints simultanément ?
9 h 30 - 10 h
À mesure que les risques systémiques deviennent plus visibles et mesurables, le coût du report des décisions n'est plus théorique mais se reflète déjà dans la performance économique, la stabilité financière et les trajectoires de développement. À travers un échange entre une figure majeure des politiques publiques internationales et une actrice du financement du développement, cette conversation examine comment l'inaction redéfinit les risques, l'allocation du capital et la résilience de long terme, alors que la fenêtre d'action se resserre. Comment le report des décisions se traduit-il concrètement en coûts économiques, financiers et de développement selon les régions et les marchés ? Quels signaux montrent que l'inaction est déjà intégrée dans les systèmes financiers et les décisions d'investissement ? Que faudrait-il pour que l'allocation du capital reflète pleinement le coût réel et immédiat de l'inaction ?
10 h - 10 h 45

Dans un contexte de fragmentation géopolitique et de pressions liées à la transition, le Canada cherche à renforcer sa souveraineté économique, soulevant un enjeu central : comment traduire des priorités stratégiques en opportunités d'investissement crédibles. Réunissant des acteurs de la normalisation et de l'investissement public, cette session explore comment des cadres robustes, des mécanismes de partage des risques et des stratégies de déploiement du capital peuvent aligner les marchés avec les objectifs de résilience et de compétitivité industrielle. Qu'est-ce qui rend des priorités de souveraineté crédibles et investissables du point de vue des marchés financiers ? Comment les normes, la divulgation et les outils d'investissement public peuvent-ils s'articuler pour mobiliser des capitaux privés à grande échelle ? Quel rôle les institutions doivent-elles jouer pour accélérer le déploiement tout en conciliant gestion des risques, compétitivité et résilience à long terme ?
11 h 15 - 12 h
À mesure que les cadres financiers se redéfinissent, l'enjeu se déplace de leur conception vers leur mise en œuvre, dans un contexte de contraintes réelles et de priorités concurrentes. Ce segment de haut niveau réunit des décideurs pour examiner comment le capital est effectivement alloué, comment les risques sont partagés et comment la résilience est financée en pratique, afin de clarifier qui agit, comment et à quel rythme. Comment les dirigeants priorisent-ils les investissements et allouent-ils le capital dans un contexte de contraintes économiques, sociales et géopolitiques concurrentes ? Quels modèles de partage des risques et quels mécanismes de financement permettent réellement de déployer la résilience à grande échelle ? Qui porte la responsabilité de la mise en œuvre, et quels facteurs déterminent la vitesse et la crédibilité de l'exécution ?